France : Ikea condamné à 1 M€ d’amende pour espionnage du personnel

Un tribunal français a condamné Ikea à payer une amende de 1 million d’euros (860 000 £; 1,2 million de dollars) après que la chaîne de meubles suédoise a été reconnue coupable d’espionnage du personnel en France.

L’ancien PDG d’Ikea ​​France, Jean-Louis Baillot, a été condamné à deux ans de prison avec sursis et 50 000 € d’amende.

La filiale française possédait des détectives privés et des flics d’occasion pour collecter des données privées sur le personnel. Des preuves ont été révélées en 2012.

Piqué par l’affaire, Ikea a licencié quatre managers et a obtenu un code de conduite de remplacement.

Les 15 personnes présentes sur le quai du tribunal de Versailles comprenaient des cadres supérieurs et d’anciens directeurs de magasin.

Quatre flics n’ont pas non plus été prouvés pour avoir donné des pourboires.

La télévision de masse a été employée par les directeurs de magasin pour contrôler les candidats à un poste, ainsi que pour vérifier au courant de leur personnel.

Des centaines de collaborateurs ciblés

Le parquet avait infligé une amende de 2 millions d’euros à Ikea et à Baillot un an de prison, assorti de deux ans avec sursis.

L’affaire était centrée sur la surveillance du personnel par Ikea France au cours de la période 2009-2012. Le scandale a été dénoncé par les journalistes, puis les syndicats sont passés à l’action.

La surveillance illégale a couvert environ 400 personnes, a déclaré la procureure de la République Pamela Tabardel.

« Ce qui est en jeu, c’est que la protection de notre vie privée contre la menace d’une surveillance de masse », a-t-elle déclaré à l’ouverture du procès en mars.

Il a été découvert que les gestionnaires possédaient une société de sécurité privée, Eirpace, qui a successivement collecté des données personnelles auprès de la police. Il comprenait des informations sur les modes de vie et les condamnations pénales antérieures.

Le quotidien français Le Monde a décrit le fonctionnement de l’espionnage dans le magasin Ikea d’Avignon.

Le gérant du magasin Patrick Soavi a expliqué au tribunal comment il avait obtenu des données personnelles d’un cousin au sein de la police.

« Je reconnais que j’étais autrefois très naïf et un peu trop zélé, mais on nous demandait de faire ces contrôles, et une fois que j’avais mis un pied dans ce système, il était trop tard », a-t-il déclaré.

Il a demandé au policier Alain Straboni de « jeter un œil » sur les 49 candidats retenus pour les emplois Ikea.

Après une recherche sur l’ordinateur de la police, la réponse fut que trois d’entre eux avaient commis des délits mineurs.

Plus tard, M. Soavi a envoyé 68 autres noms à vérifier, et on lui a conseillé d’abandonner cinq des candidats.

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