29/11/2007

Zéro pointé pour Nintendo selon GreenPeace

Nintendo est-il écolo ?

Reprenons les choses depuis le début : Greenpeace est une ONG écologiste agissant pour le bien de l’environnement au niveau international. La cause est noble, surtout en ces temps où tout le monde prend conscience de la question du réchauffement climatique. Afin de lutter contre la pollution, l’une des armes de GreenPeace depuis plus d’un an est un guide sur les politiques environnementales des grands fabricants de produits élecroniques. Sont concernés les ordinateurs, les téléphones portables ainsi que les fabricants de téléviseurs et de consoles de jeux, nouveaux venus dans cette mise à jour du guide vert.

Les entreprises sont notées selon plusieurs critères, divisés en deux grandes demandes. Premièrement, construire des produits "verts", c’est à dire ne contenant aucune matière polluante ou dangereuse. Deuxièment, mettre en place une politique de reprise et de recyclage des produits obsolètes. Les deux demandes sont étroitement liées, une fabrication propre permettant un meilleur recyclage.

C’est selon ces critères que Nintendo écope d’un zéro, une première depuis la création de ce guide. Mais cette bulle est-elle vraiment méritée ? Sur la page détaillant le classement, une phrase attire l’oeil : le classement se fait uniquement sur la base des informations présentes sur les sites Internet des différentes entreprises. Un peu léger comme méthode d’étude, vous en conviendrez.

Pourtant, Nintendo met à disposition quelques informations, notamment sur laFAQ du site américain de Nintendo, où la firme au plombier fait le point sur sa politique environnementale. On y apprend par exemple que les packagings et les manuels sont fabriqués au minimum à 80% en papier recyclé, ou que les fabricants des produits Nintendo ne doivent pas utiliser de matières dangereuses.

Toutefois, Nintendo n’est pas blanc comme neige. Si apparement la firme de Kyoto fait des efforts, il est vrai que leur politique en matière de produits verts reste floue et a besoin d’être explicitée, notamment en termes de recyclage. Mais c’est surtout GreenPeace qui est en faute dans cette affaire, puisqu’en l’absence d’informations, ils ont tout de même inclus Nintendo dans leur classement, en leur attribuant volontairement une note qui n’en est pas vraiment une. Coup médiatique ou vraie volonté de faire bouger les choses ? Laissons à l’ONG le bénéfice du doute, comme elle aurait du le faire pour la firme japonaise.

Toujours sur la page du classement, GreenPeace déclare ne pas prendre en compte la consommation électrique des produits pour établir les notes, mais reconnaît que c’est un aspect important. Soit.
A ce jeu là, Nintendo bat ses concurrents haut la main, comme l’atteste le comparatif du site Hardcoreware.
Tandis que la XBOx 360 et la PS3 consomment respectivement environ 175 et 185 W, la Wii plafonne à... 16 W. Seule la consommation en veille de la console de cette dernière reste élevée, mais cela est compensé par son appétit de moineau le reste du temps.

     
 

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 @SandrineCamus