28/12/2006

Visite d’un studio à figure humaine

L’antre

La banlieue de l’est parisien, des rues aux découpes nettes, et puis un long couloir...un long couloir ou plutôt, une allée du premier étage d’un bâtiment où se succèdent les acteurs du studio Lexis Numérique. Aucune séparation physique, juste des successions de lieux aux ambiances diverses : ici un mur couvert d’images témoignant du travail de recherche effectué sur In Memoriam ; là, un coin plus épuré où l’on s’affaire à la création des jeux sur téléphonie mobile dont In Memoriam, prévu pour le début de l’année prochaine. Des hommes et des femmes sont là, pour construire une identité.

La marque de fabrique

Car Lexis Numérique, surtout connu pour le développement de jeux vidéo, ça n’est pas que ça. C’est tout d’abord un studio qui a plus de quinze années d’existence et qui a contribué dès ses premières heures à enrichir le secteur de la création ludoéducative destinée aux plus jeunes. Je citerai Le fabuleux voyage de l’Oncle Ernest (1999) et tous les autres titres concernant l’Oncle Ernest, Itacante, la cité des robots (1999) ou C’est pas sorcier : Mystérieuse disparition en Amazonie (2005) et enfin toute la série des Alexandra Ledermann (dont le 7ème opus vient de sortir : « Le défi de l’étrier d’or », et dont l’opus 8 est en préparation pour 2008). Bref, juste quelques exemples de titres qui ne se contentent pas de solliciter de simples réflexes primaires chez les plus jeunes joueurs, mais qui incitent à la réflexion, à l’ouverture sur le monde et ce qui le compose. Et surtout, très tôt et très certainement le premier, le studio Lexis Numérique a compris l’importance de l’accompagnement des enfants par leurs parents dans l’univers vidéoludique et le rôle éducatif que peut/doit avoir le jeu vidéo. Choses assez rares pour être soulignées !
Voilà donc la ligne conductrice fondamentale, le liant de toutes les créations de ce studio et que l’on peut retrouver également dans les jeux destinés aux adultes comme In Memoriam (2003) et In Memoriam 2 : le dernier rituel (septembre 2006) : toujours cultiver la recherche du savoir et aiguiser la curiosité d’esprit du joueur.

Eric Viennot, le regard du phoenix

C’est le « boss » en personne, créateur et co-fondateur de Lexis Numérique, qui accueille l’équipe de GamonGirls. Il nous fait la visite et nous présente tous ceux et toutes celles qui sont impliqués dans le quotidien créatif. Le regard incisif, clair et franc, Eric Viennot perce, observe son interlocuteur sans jamais pour autant perdre une once d’humanité et en gardant une humilité si rare dans le monde vidéoludique. Au fil des interviews que nous allons réaliser (celle d’Eric Viennot, celles des actrices d’ In Memoriam : Le Dernier Rituel, Sabine Crossen et Susanna Martini, ainsi que celles de femmes qui travaillent à Lexis Numérique : Emilie Raud, directrice artistique junior, Carine Hinder à l’animation et Delphine Fenioux, responsable de production), nous allons découvrir un lieu de création à figure humaine, où les femmes ont leur place dans le monde vidéoludique ; un lieu, aussi, où la notion de créativité ainsi que la place actuelle qu’occupe le jeu vidéo sont sans cesse questionnées ; où le regard critique sur soi est cultivé ainsi que le regard critique sur certains usages du marketing, par exemple, qui sectorisent et sclérosent la création vidéoludique en France et ailleurs. En quelques mots, un accueil et des rencontres d’une simplicité toute humaine que nous vous invitons à découvrir à travers les interviews de ce dossier de GamonGirls consacré à la visite du studio Lexis Numérique. Enfin, en complément de ce dossier, vous pourrez retrouver un article vous faisant part de notre expérience de jeu sur In Memoriam 2 : Le dernier rituel.

     
 

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