17/10/2005

Suikoden IV

Batailles navales

Vous incarnez un jeune héros en collants bleus très seyants, style « à la Robin Des Bois » voire « Peter Pan », vivant sur l’île de Razril. Après lui avoir choisi un petit nom, vous plongez direct dans le bain. Vous êtes sur le point d’être diplômé de l’école navale et pour analyser vos performances, vous commencez de suite par un combat en pleine mer qui s’avère être une simulation. Une fois cette bataille accomplie, vous serez amené à vous battre contre vos supérieurs. Devinez l’issue du combat. Une fois rentrés au port, une petite fête sera exécutée en votre honneur et surtout celui de votre meilleur ami, Snowe. Vous et vos amis, car vous en avez plusieurs (même si on ne sait pas vraiment qui ils sont...), serez ensuite nommés Chevaliers de Gaien. Que l’aventure commence...

Patchwork d’événements

Donc vous voilà embarqué pour une aventure bien ennuyeuse. Le jeu a, pour commencer, de gros soucis scénaristiques, et les différents événements que vous vivrez tomberont comme des cheveux dans une mauvaise soupe. Vous débutez avec cette nomination de Chevalier puis vous pouvez monter à bord d’un navire pour effectuer des missions. Disons que c’est pour bien prendre le jeu en main que ces soit-disantes tâches sont proposées. Pour ne pas trop en dévoiler tout de même, signalons juste que des attaques ennemies feront rapidement leur apparition, ce qui aura pour résultat de lancer votre héros hors de son île. Le voilà prêt pour affronter le monde à bord de diverses coques de noix ou de petits vaisseaux.

Coups d’épées et sorts magiques

Vous rencontrerez beaucoup d’ennemis et de monstres lors de vos différents voyages et escales. Dans un effet d’aquosité, vous verrez apparaître vos adversaires. Vous serez quatre au maximum contre un ou plusieurs ennemis. Les combats se déroulent toujours au tour par tour et c’est dans des plans de caméra totalement décalés que vous devrez en venir à bout. Parfois vous ne verrez plus vos ennemis car ils seront en dehors du champ de vision. On sent que les mouvements sont vraiment bâclés. Sinon, les combats à proprement parlé sont sympatiques. L’animation y est très fluide et très réaliste pour les humains (merci la motion capture). Chaque personnage possède une arme (différentes épées, griffes pour l’homme-chat, etc) mais vous n’en changerez pas au cours du jeu. Vous attaquez donc avec ces armes que vous pouvez optimiser (comme dans RE4) dans des forges. Pour ce qui est des sorts magiques, il faut que vos persos aient des runes sur eux. Vous pourrez lancer des sorts de feu ou d’eau (suivant différents éléments) qui pourront soit blesser un ou tous les ennemis, soit offrir une protection à votre groupe ou lancer un sort de soin, etc. Quand vous utilisez les runes, vous perdez un point de magie à chaque fois, et vous n’en possédez que très peu, donc c’est à utiliser avec parcimonie, et de préférence dans les moments difficiles. Certains boss sont en effet coriaces si on n’a pas le niveau.

Poudre à canon

En plus des combats sur la terre ferme ou sur le pont du bateau, vous aurez droit à des batailles navales, comme celle opérée au tout début du jeu. Alors cela consiste à se déplacer sur un quadrillage placé sur l’océan et à bombarder le ou les vaisseaux ennemis grâce à vos canons à runes. Vos amis possédant des runes pourront projeter des boulets avec leurs pouvoirs magiques. Ces derniers représentent les différents éléments tels que le feu, le vent, l’eau, etc. Ce sont bien sûr les mêmes runes que dans les combats au sol. Vous pourrez deviner les pouvoirs de vos ennemis grâce à de petites icônes situées près du bateau, et donc choisir les vôtres en fonction des leurs. L’eau est plus forte que le feu qui lui-même est supérieur au vent. Pour tirer vous devez diriger un de vos flancs vers l’adversaire. Si celui-ci vous offre sa poupe ou sa proue, vous pouvez tirer sans souci de représailles. Par contre s’il offre son flanc, il tirera aussi, donc choisissez bien votre canon à rune. Si vous tirez avec votre canon de feu mais que lui riposte avec son canon à eau, alors votre boulet ne passera pas et l’ennemi vous frappera. Vous perdrez alors quelques membres d’équipage. Le nombre de passagers est déterminé avant la bataille, en même temps que le choix des types de sorts à placer sur les canons. A vous de bien le choisir. Pour obtenir la victoire, il faut que l’équipage de l’adversaire tombe à zéro. Ces combats sont peut-être ce que le jeu offre de mieux. La musique est très sympa, bien héroïque et l’action est simple. Trop simple en fait. Vous ne pouvez pas perdre, c’est impossible. Le souci, c’est que vous n’en aurez pas si souvent que ça... Une petite précision : ne vous attendez pas à des graphismes somptueux et des effets à couper le souffle. C’est bien mais pas transcendant non plus. Les bateaux sont assez simples et la mer est jolie. Seuls les coups de canon démontrent un petit travail sur les effets spéciaux.

Balades au gré des flots

Vous imaginez donc bien que vous ferez beaucoup d’excursions à bord de votre navire, ou plutôt navire d’emprunt. Vous sortez donc du port où vous mouilliez l’ancre et vous vous lancez vers l’océan infini. Autant le dire de suite, vous serez très surpris des angles de caméra proposés autour du bateau, et vous vous rendrez vite compte que la maniabilité est des plus exécrables. Les caméras sont fixes au-dessus du bateau ou à son niveau. Ce qui signifie que lorsque vous commencerez à avancer, vous ne pourrez pas « le suivre ». Vous devez penser la maniabilité « à la Micro Machines », ce qui n’est pas super évident. Troisième point noir ici, après les caméras et la maniabilité : le temps que vous mettrez à parcourir le chemin d’une île à l’autre. S’il n’y avait pas tous ces combats aléatoires, l’idéal serait de pouvoir lancer un système de pilotage automatique et de sortir prendre un café. Sérieusement, vous allez mettre parfois un sacré bout de temps. Ajoutons aussi que tous les ports se trouvent au Sud de chaque île, il faut donc y faire le tour dès que vous désirerez aller vers le Nord. Pour finir et pour bien avilir ce jeu, vous pourrez noter que les « collisions » du bateau autour des îles se font assez loin des côtes. C’est nul ! Au début on ne comprend rien, on veut faire tourner le bateau vers la droite pour se rapprocher d’une île et quelque chose vous en empêche. C’est tout simplement que le mesh de collision (pour faire pro..) a été placé dans un périmètre bien éloigné des rivages... C’est pareil lorsque vous vous approcherez d’un des bords de la carte : comme par hasard, votre bateau refuse de continuer (dépasser la limite) et réapparaître de l’autre bord (c’est ce qui se fait dans les autres RPG en général). Vous êtes donc obligé de faire demi-tour et vous retaper un bon bout de chemin.

Iles flottantes

Sur la terre ferme, vous rencontrerez différentes personnes qui accompliront des choses pour vous faire progresser dans l’histoire. Vous pouvez aussi discuter avec les PNJ et parfois obtenir des informations ou des objets. Vous pouvez y faire vos commissions : acheter des médicaments pour vous soigner ou pour retirer divers sortilèges pendant les combats, acheter des vêtements ou armures pour vous protéger, obtenir des globes d’eau ou de feu pour les fixer sur vos personnages. Vous pouvez sauvegarder votre progression près de sphères bleutées posées sur un socle et aussi parcourir des donjons avec de gentils boss pas beaux. Pensez à augmenter l’expérience de vos personnages pour ne pas vous retrouver tout faible face à un gros boss.

C’est la danse des canards...

Bon... Franchement lorsqu’on voit la tête du héros la première fois, on se demande s’il aura toujours cet air si grave. Malheureusement oui. Aucune once de sentiments ne s’échappera de ce visage sans charme. Un vrai zombie ! Ils auraient pu travailler un peu plus le personnage, car un héros qui ne parle jamais et qui ne sourit jamais, ça fatigue. Dans les cinématiques, vous aurez parfois droit à des conversations entre les personnages. Eh bien votre personnage ne dira jamais un seul mot ! Peut-être est-ce le seul point positif ?... Et ne parlons pas de l’animation du héros... Enfin si, ajoutez la musique de Benny Hill par dessus sa façon de courir et vous comprendrez tout de suite à quel point elle est ridicule (merci Gounta), surtout quand vous appuyez sur R1, c’est pire ! Une horreur, on dirait le cousin de Speedy Gonzalez. L’animation des personnages en général est sympa, surtout lors des cinématiques et des combats. On sent la motion capture à plein nez mais au moins ça paraît réaliste.

... Qui en sortant de la mare...

Dans ce paragraphe sont abordés les décors et tout ce qui traîte des graphismes. Dans l’ensemble ces derniers sont beaux (sauf pour certains persos n’est-ce pas) mais parfois bien vides... Quand il y a de la végétation, le jeu s’en sort bien, les feuilles et les buissons compensent bien ce manque. Par contre dans les villages, vous ne risquez pas de vous perdre. C’est très linéaire et très répétitif. Un exemple pour parler du vide : vous voyez un grand manoir, vous y entrez, eh bien vous pourrez n’y trouver qu’une seule et unique pièce ! Vide en plus. On trouve bien deux ou trois bancs le long des murs avec un sorte de bureau au fond mais pas une porte ou une fenêtre qui pourraient donner vers d’autres pièces (au moins une illusion) ou l’extérieur. Cela donne une impression de travail bâclé. Ce sentiment transparaît aussi dans les donjons. Rien à voir avec un Tales of Symphonia par exemple.

   
 

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