Resident Evil Zero

Par cet article, nous ouvrons une nouvelle rubrique, Nostalgie, où nous évoquerons des jeux plus ou moins anciens qui nous ont marqués.

Vous connaissez certainement la fameuse série des Bio Hazard, appelée communément Resident Evil sur notre continent , cette saga sortie de l’Enfer avec ses zombies désarticulés, ses musiques angoissantes et ses énigmes sorties d’un roman policier.

Une présentation de Resident Evil Zero s’impose donc, jeu se révèlant être, qui plus est, la génèse des opus précédents. En effet, les évènements de Resident Evil Zero précèdent ceux du premier épisode sorti en 1996 sur les consoles telles que la Playstation et la Saturn ainsi que sur PC. On assiste, dans l’intro de Resident Evil premier du nom, à la poursuite d’un commando des S.T.A.R.S. par des chiens-zombies dans une lugubre forêt. Le groupe s’engouffre ensuite à l’intérieur d’un manoir sépulcral pour malheureusement y vivre un effroyable cauchemar.

Si vous aimez les sueurs froides, le cœur qui tressaute dans votre poitrine, alors ce jeu est fait pour vous ! Il appartient à la famille des survival-horror, il faut donc avoir les tripes bien accrochées .. je plaisante, j’exagère un p’tit peu, vous ne ferez pas de cauchemars la nuit à moins de n’avoir pas dépassé l’âge de raison. Cela-dit, de bonnes heures de tension sont valables pour les personnes s’immergeant totalement dans le jeu.

La faim est proche

C’est par une bien sombre nuit que l’équipe Bravo des S.T.A.R.S. est envoyée en mission à Raccoon City pour régler une soi-disant histoire de monstres anthropophages. Notre groupe d’élites se rend par hélicoptère à la petite ville du Middle West, mais une panne de moteur leur fait faire une chute dans une sinistre forêt.On découvre par la suite, dans cette même cinématique, une carcasse de voiture et quelques cadavres de policiers. C’est là qu’on apprend qu’un prisonnier du nom de Billy Coen, accusé de 23 meurtres et condamné à l’exécution, s’est échappé ... C’est un funeste compte à rebours qui se déclenche ...

Cette mise en bouche du scénario de Resident Evil 0 vous permet de situer le genre, et l’action qu’il faudra suivre. Ici pas de mini-jeux rigolos à faire entre potes, vous êtes tout seul face à votre écran, et surtout face aux multiples zombies qui auront envie de vous grommeler des mots doux à l’oreille. Leurs « plaintes » vous permettront de savoir si ces sempiternels ectoplasmes errent dans les parages. Economisez bien vos balles. Si une flaque de sang se forme près du cadavre, ce n’est plus la peine de tirer. En revanche, s’il n’y en a pas, n’hésitez pas à l’envoyer Ad Patres. Vous verrez que ce jeu est également saturé de monstres gluants telles que les sangsues, envahissantes, pire que des microbes. Alors soyez bien accrochés à vos pads, ne vous laissez pas surprendre et atteignez votre but, car la seule envie de ses monstres sera de vous dévorer.

Un système innovant

Vous commencez l’aventure avec Rebecca Chambers, une jeune femme, agent des S.T.A.R.S. qui en est à sa première mission. A noter que ce personnage apparaît déjà dans le premier opus (scénario de Chris Redfield ) en tant que jeune biologiste. Après une dizaine de minutes, vous croiserez Billy Coen qui deviendra votre partenaire. Vous incarnez donc au cours du jeu soit Billy soit Rebecca, et cela par un ingénieux système de zapping en temps réel qui vous permet donc de changer à tout instant de personnage. Cette innovation est un succès. On ne note pas de lourds chargements à chaque changement de perso, c’est vraiment instantané.

Lorsque vous dirigez par exemple Rebecca, personnage principal, vous pouvez vous servir de Billy, votre partenaire, comme allié. Vous avez la possibilité de rendre ce dernier « actif » ou « passif », choisir le mode « solo » ou « coopératif ». Lorsque votre partenaire est « actif », il peut vous être d’une aide précieuse. Si vous êtes attaqué alors il répondra en tirant automatiquement sur les ennemis. Ce mode n’est utile que lorsque les 2 persos sont à proximité. Il est à adopter de préférence en cas de danger véritable car le partenaire utilise des munitions. Ce n’est pas la peine de les gaspiller pour rien, on en tombe très vite à cours. Lorsque le partenaire est passif alors il restera planté à côté de vous, ignorant que vous vous faites massacrer ... En ce qui concerne les modes « coopératif » et « solo », il suffit d’activer le premier pour que le partenaire vous suive, ou d’activer le deuxième pour le laisser sur place. Il ne faut pas laisser le partenaire camper n’importe où, mais plutôt le planquer dans un lieu protégé (qui a dit salle de sauvegarde ?).

Ce qui ne change pas par rapport aux autres épisodes, c’est le système de chargement lorsqu’on passe d’une pièce à une autre : plan sur une porte qui s’ouvre dans un terrible grincement ... sur des marches d’escalier vous menant dans les profondeurs fétides des égouts ou vers des sous-sols insalubres. Personnellement, je trouve que cette astuce joue drôlement sur le malaise du joueur. On ne sait pas ce qui nous attend de l’autre côté et on est parfois bien surpris. Certains se diront : « flûte, le système n’a toujours pas changé, c’en est lassant à force ... ». Et oui, ce volet n’a pas évolué depuis le premier opus, mais qu’ils se rassurent, Resident Evil 4, annoncé comme le nouveau Messie, va apparemment tout bousculer dans ce monde trop carré.

Souplesse ou rigidité ?

Question maniabilité, les avis sont partagés. Déjà, il faut savoir que c’est assez particulier. Ce n’est pas comme un jeu de plate-forme où lorsque vous utilisez le joystick ou la croix directionnelle, le perso avance dans la direction voulue. Ici, il faut pousser le joystick dans la direction où se trouve le personnage à l’écran car les caméras sont généralement fixes (il faut se mouvoir en fonction de ces plans de caméra). Certains, comme les débutants s’essayant à cette série, pourraient voir cette maniabilité comme approximative et faire défaut au jeu. Pour les inconditionnels du genre, cela ne posera pas de problème, vue que cette particularité est présente chez tous les Resident Evil (sauf Dead Aim qui propose principalement des vues subjectives). Il suffit de prendre le coup de main. Cependant, comme cette maniabilité reste assez rigide, et n’a toujours pas changée depuis 1996, beaucoup d’entre vous verront cela comme le gros point noir du jeu. Vivement RE 4 !

Il faut savoir aussi se balader dans les menus. Vous ramassez au cours de votre mission de multiples objets destinés à vous soigner ou à résoudre des indices (plantes, munitions, clés, armes ...). Ils sont entreposés dans votre inventaire qui ne peut en contenir qu’un nombre limité. A vous de savoir gérer vos petites affaires, et pensez bien que vous pouvez échanger ces objets entre vos deux personnages. D’autre part, ce petit commerce ne peut se faire que lorsque Billy et Rebecca sont à proximité l’un de l’autre.

Des musiques oppressantes

La musique et les bruitages jouent un rôle prépondérant dans ce genre de jeu. Un silence marqué de quelques bruits de pas ne présage-t-il pas un danger ? L’irruption d’un zombie ou d’un chien enragé ? Ne vous attendez pas à de petites musiques mignonettes à la Crash Bandicoot, ni aux mélodies envoûtantes d’un Final Fantasy ... Ici c’est le stress, l’appréhension, la panique qui vous guident ... Le jeu est rythmé par les battements de votre cœur et, comme je le dis plus haut, par les plaintes des zombies. D’ailleurs, lorsqu’un monstre vous attaque, une musique rapide se met en route et cesse tandis que vous l’envoyez faire un tour dans l’Au-Delà. Couper le son de votre téléviseur est une élucubration de votre esprit à éviter.

Vive les infographistes !

Ah ! Comme c’est beau ! ... les ambiances, les décors, les persos, tout est si splendide .. mais aussi tellement effrayant !

La qualité graphique est vraisemblablement le meilleur atout dans ce jeu qui pourrait être une cinématique à lui tout seul. Les décors en pré-calculé et les éclairages forment un ensemble très réaliste. En ce qui concerne les personnages, on a vraiment du mal à croire que c’est du « low poly » tellement c’est accompli (« low poly » signifiant que les persos sont beaucoup moins détaillés dans une animation en temps réel que pendant une cinématique). Il faut féliciter ici le travail des textures (ce qui donne cet aspect à l’image) et l’animation des personnages. Ces images associées à ces musiques inquiétantes donnent à ce jeu une atmosphère glauque particulièrement réussie.

En Conclusion

Resident Evil 0 possède une durée de vie raisonnable : comptez 15-20 heures de jeu pour le finir une première fois, et encore plus pour les bonus. Bien sûr vous avez le choix de la difficulté au démarrage (mode « facile » à éviter). Malgré des graphismes somptueux et une histoire qui tient à peu près la route, ce jeu ne sera pas apprécié de tout le monde. Certains verront l’histoire comme une banale « suite » des autres épisodes, une sorte de scénario à répétition et en seront peut-être vite lassés.

Mais, Capcom ne reste pas sur une note aussi négative. En proposant Resident Evil 4, il permet aux joueurs de découvrir une autre ambiance, un autre système de déplacement et de nouveaux gadgets.

Resident Evil Zero Game Cube
Editeur Capcom
Développeur Capcom
Pegi info pegi 16+
1 commentaire
  • #2991 Resident Evil Zero

    30 novembre 2006 01:30, par wil

    Salu, je suis fan des résident (et des jeux en géneral)mais revenons a nos sangsues. Je me retrouve toujours avec 99 sangsues, je ne trouve jamais la derniere, toujours une bleue et sa me rend dingue,alors quelqun pourait t’il venir en aide a pauvre gammers en peine en me disant s’il existe un plan de leech hunter gratuit sur le net, je vous en remercie d’avance. Sinon bon jeux a tous et re-salu.

    Ps : l’article et bien sympa et je suis desole de mon français "irreprochable".

    wil

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