Mirror’s Edge, une surprise mitigée (Xbox 360)

Avec Little Big Planet, Mirror’s Edge était la grande inconnue de cette année. Un nouveau style de jeu, des graphismes inédits, un gameplay inqualifiable… et finalement, toutes les questions que l’on se posait trouvent leurs réponses dans le jeu en lui-même. C’est vrai, Mirror’s Edge change complètement de ce que l’on a pu connaitre avant, mais un peu de vent frais et jeune ça ne peut pas faire de mal après tout. En plus, ça faisait longtemps qu’on n’avait pas vu une femme tenir aussi bien le rôle d’héroïne dans un jeu.

Faith, la messagère tout terrain, est engagé dans une perpétuelle course contre la montre. Dans une ville où règnent la terreur et le silence, elle est une de ces personnes qui bravent l’autorité au péril de sa vie. Elle porte des messages d’immeubles en immeubles, jusqu’à son destinataire. Mais un beau jour, la sœur de Faith est accusée de meurtre sur le prétendant au poste de maire. Alors évidemment, pour la famille, vous partez à la recherche de preuve et de vérité. Et vous voilà donc poursuivie par tous les flics de la ville, que ce soit à pied ou en hélicoptère.

Au départ, Céleste, messagère aussi, vous montre les rudiments de l’art. On apprend ainsi à sauter partout, de mur en mur et de toit en toit, mais aussi à jouer des mains et des pieds. Mais vous découvrirez vite au final que la mitraillette reste le vrai nerf de la guerre. Le jeu reste assez simple à jouer, quand il s’agit de sauter et de se glisser partout. Deux à trois gâchettes suffisent pour se frayer un chemin. Mais dès qu’il s’agit de phase de combat ou autre, là on s’emmêle un peu les pinceaux et ça devient vite dur pour notre petit cerveau. Heureusement, quelque fois, Faith rattrape toute seule nos bourdes et nous évite ainsi de tomber honteusement dans le vide. Le jeu est très rapide, très vif et on ne s’arrête que très rarement pour contempler le "paysage". C’est très plaisant de sauter partout et de pouvoir grimper là où on n’aurait pas pu imaginer. Telle une Yamakasi, elle se sert des éléments du décor pour franchir grillages et toits. On regrette par contre le manque d’interactivité : je m’explique. Votre chemin est tout tracé et vous n’avez qu’à suivre les quelques objets peints en rouge pour vous y retrouver. On aurait espérer plus de liberté ou d’interaction avec les objets. Genre je déplace cet objet pour pouvoir monter sur le prochain toit ou un truc comme ça. Là rien.

Après le graphisme, là on aime ou on n’aime pas, c’est tout ou rien. La ville hyper blanche avec quelques éléments, moi personnellement j’ai trouvé ça original, ambitieux et ça change un peu. Par contre, ce que je n’ai pas apprécié du tout c’est la saturation des couleurs. Le blanc devient vite éclatant et le rouge pétant. On est éblouit par son propre écran. A contrario, dans les endroits sombres et noirs, style les conduits, on ne voit vraiment rien du tout. On est donc obligé de régler souvent la luminosité le contraste du jeu pour voir correctement et ne pas se péter les yeux. Autre point négatif qui met vraiment en rogne, ce sont les points de sauvegarde. Le jeu sauvegarde automatiquement assez souvent et à des endroits clés. Ça c’est pratique quand on meurt, on se retrouve souvent près de là où on était. Mais par contre, de son côté, aucun moyen de sauvegarder ou de connaitre le dernier vrai point de sauvegarde. Quand on quitte le jeu et qu’on le reprend plus tard, on tombe des fois sur de mauvaises surprises et on doit souvent recommencer de loin.

Mirror’s Edge, il ne faut pas l’oublier, contient aussi une partie FPS. Faith ne porte aucune armure ou protection et meure très rapidement. Il faut donc user de rapidité et d’agilité pour subtiliser les armes aux policiers. L’Etat de grâce permet de ralentir l’action et d’ainsi mieux contrôler ses mouvements et ses ennemis. Une fois l’arme en main, c’est une autre histoire. Les policiers ne vous font pas de cadeaux et il n’y a aucun moyen de viser proprement : les phases de combat sont donc éprouvantes et frustrantes. De plus, notre messagère ne peut se déplacer avec une arme, il faudra donc faire votre petite affaire avec et vous en débarrasser vite. La partie "tir à la première personne" reste à travailler. Certains trouvent aussi que le jeu n’est pas assez long (6 à 7 heures de jeu) mais quand on a un peu les mains gauches (et je ne vise personne) on double facilement ce temps. Ce qui reste toujours court, je vous l’accorde.

Finalement, si vous avez envie de changement et de sang neuf, Mirror’s Edge vous conviendra complètement. Les graphismes et le gameplay sont inédits et novateurs. Par contre si vous êtes assez conservateur, les couleurs, la phase FPS et le côté monotone vous rebutera certainement. Mon père l’a testé avant moi et aime beaucoup le concept et le jeu, regrette bien sûr certains points mais compte bien recommencer le jeu en difficile (aie aie aie). De mon côté j’ai aussi aimé et trouvé ça très prenant. Étant une amatrice de FPS j’ai vite déchanté, mais heureusement cette partie est infime dans le jeu. On attend bien sûr les autres volets de la série, qui, on espère, tireront les leçons du premiers opus.

Mirror’s Edge PC, Xbox 360, PS3
Editeur Electronic Arts
Développeur Dice
Web Mirror’s Edge
Prix indicatif PC : 49,90 € ; Xbox 360, PS3 : 69,90 €
Pegi 16+
     
 

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