Grandia II nous plonge dans un univers fragile où le peuple dévot repose ses espoirs en Granas, le dieu du Bien. Le monde a déjà souffert du combat entre le Bien et le Mal, entre Granas et le terrible Valmar... Il dévoile désormais une douloureuse cicatrice : la faille de Granacliff, une gigantesque crevasse traversant une grande partie du continent. Les temps semblent redevenus calmes, mais une ombre maléfique plane... Serait-ce un signe du retour de Valmar ?
Qui va à la chasse, perd sa classe
On y incarne ici Ryudo, un "Geohound", ou appelé plus communément un chasseur de monstres. Ce jeune homme n’est pas très apprécié de la population locale à cause de son job ingrat. Son caractère grognon viendrait peut-être de cette mésentente. Qu’importe, Ryudo se plait dans son métier qui lui rapporte quand même des bourses remplies de pièces sonnantes et trébuchantes. Après avoir accompli sa dernière mission, notre ami fait route vers le village de Carbo. Les portes des maisons et le cœurs des gens se ferment inexorablement sur son chemin. Cela l’amène alors devant un temple dédié au dieu Granas. Notre héros n’a que faire de la religion... Seulement, une voix crystalline qui semble venir de l’intérieur l’intrigue fortement et le pousse à y entrer... Ryudo se verra ensuite propulsé dans une mystérieuse quête recelant un sombre complot. Il rencontrera de nouveaux amis et devra refaire face à son lourd et triste passé.
Dédales
Le jeu se parcourt de façon linéaire. On traverse différents villages (apparaîssant sur une carte) au cours de l’aventure. En général, avant d’y accéder, le joueur se voit silloner les campagnes environnantes, tout en surveillant ses arrières... car les monstres rôdent (le groupe de persos se composent de quatre individus maximum). Certains éléments du décor sont destructibles et révèlent souvent des objets à ajouter à votre inventaire. Après votre arrivée dans une ville, plusieurs événements se déclenchent et vous amènent finalement droit dans un nouveau donjon. Ce qu’on appelle "donjons" sont des zones très labyrinthiques où pullulent d’horribles monstres. Ils s’étalent sur plusieurs niveaux, trois en général. Une fois le dernier traversé, il faut faire face à un ou plusieurs boss qui demandent d’ailleurs pas mal de temps afin de les vaincre. On trouve heureusement toujours un point de sauvegarde avant d’entrer dans l’ultime salle, ce qui permet de souffler et se préparer tranquillement.
Fight !
Les combats se déclenchent lorsqu’on touche un ennemi ou vice versa. Cela a d’ailleurs son importance. Vous remarquerez que les monstres se colorent de rouge lorsqu’ils vous repèrent. Si vous avancez vers eux alors qu’ils ont cette apparence, personne n’aura le dessus sur l’autre au moment du combat. Seulement, si vous leur tournez le dos, ils prendront l’avantage et pourront asséner plusieurs coups avant que vous ne puissiez riposter. Sachez donc que vous pouvez également les surprendre ! Si vous les touchez alors qu’ils ne sont pas rouges, alors vous aurez l’initiative ! Ca peut avoir son importance...
Système de combat
Le système de combat diffère des autres RPG. Ce n’est pas au tour par tour comme dans les Final Fantasy. Ce n’est pas non plus en temps réel comme dans les Tales of ou Star Ocean. Il faut ici surveiller une jauge qui apparaît en bas à droite de l’écran. Des icônes représentant les personnages et les monstres à combattre y défilent avec une vitesse qui varie pour chacun d’entre-eux. Le premier arrivé à l’indice "COM" pourra donc choisir son type d’attaque (ou autre action), et sa cible. A ce moment-là, le temps se fige pour que le joueur puisse faire son choix aisément. Une fois l’action définie, l’icône doit rejoindre l’indice "ACT" pour que le personnage réagisse. C’est à cet instant que l’attaque ou le sort est lancé. Ca ressemble au tour par tour mais ça ne l’est pas car les personnages dont les icônes se déplaçent le plus vite pourront, par voie de conséquence, attaquer plus souvent. C’est un système très dynamique car les personnages bougent sans arrêt dans l’"arène". Par exemple, si le perso doit parcourir toute l’arène en slalomant entre ses compagnons et les monstres pour atteindre sa cible, il est possible qu’il se sente perdu et abandonne son coup (on voit à ce moment-là trois gouttes de sueur clignoter au niveau de sa tête).
La crème de la magie
Ce qui peut paraître compliqué au premier abord, ce sont les sorts de magie et les coups spéciaux à apprendre et paramètrer dans le menu. Il existe différentes manières d’apprendre tel ou tel sort ou de gagner des points dans ses statistiques.
1) Il faut déjà faire un tour dans l’équipement. On y voit les armes et autres éléments qui améliorent les caractéristiques des personnages. Mais il faut surtout regarder le dernier objet à équiper : un œuf de mana ("mana egg"). Ces œufs se récupèrent après un combat très important (il y en a 6 en tout). Donc une fois équipés, vous avez accès aux sorts de base leur correspondant.
2) Grâce aux SP (special coins) et MP (magic coins) que vous cumulez en fin de combat, vous pouvez améliorer les sorts de ces œufs et en apprendre de nouveaux. Vous pouvez également apprendre et optimiser vos coups spéciaux et vos compétences ("skills"). Pour cela, allez dans le menu "Power Up" représenté par un poing, et switchez entre les coups spéciaux, les "mana egg" et les compétences ("skills books") avec les touches L1 et R1. A noter qu’il ne faut pas oublier d’équiper ses persos de "mana egg" !
3) Ensuite, pour s’équiper des compétences acquises dans les "skills books", il faut jeter un œil dans le menu "SkillEquip". Vérifiez régulièrement si vous pouvez vous en doter de nouveaux (6 au maximum sachant que les espaces se libèrent tout au long du jeu).
Sauvegardes
Lorsque vous vous baladez dans la nature ou les donjons, vous croisez régulièrement des points de sauvegarde représentés par un cône multicolore lumineux. Il faut se placer dessus et appuyer sur X pour assurer votre progression ou retrouver la santé. Abusez-en, ça ne coûte rien ! Idem lorsque vous êtes dans un village : pensez à rendre une petite visite à l’hôtel du coin (Inn). Parlez à la personne à l’accueil et elle vous proposera entre autre de vous reposer ou de sauvegarder votre partie.
Esthétique
Certes les graphismes ont pris un coup de vieux... Mais il faut passer outre ce détail ! Le jeu est un tout, et ce "tout" est vraiment superbe, graphismes compris. On prend aussi plaisir à regarder les très rares scènes cinématiques, les expressions des personnages en vignette lors des phases de dialogues, la diversité du bestiaire, etc. Si jamais l’aliasing vous rebute, dirigez-vous vers la version PC dont les détails seront plus fins, mais ne ratez pas l’occasion de le faire !


























