Conflit meurtrier
La mise en place du scénario se fait petit à petit. On commence par découvrir Greil et sa bande de mercenaires, dont Ike, son fils et héros de l’histoire. Ike veut lui aussi appartenir au groupe et aider son père dans son combat contre les truands et les voleurs. Lorsqu’il parvient à ses fins, il doit rapidement entamer sa première mission... et vous, en tant que joueur, allez l’y aider. Accompagné de Titania, Boyd et Oscar, vous devez supprimer les bandits envahissant le petit village de Caldéa et sécuriser la place. Une fois vos premières missions achevées, d’étranges événements vont survenir. Le royaume de Daein, dirigé par le terrible Ashnard, a soudainement envahi et attaqué Melior la capitale de Criméa ; territoire sur lequel vivent les mercenaires de Greil. Une partie du groupe se voit dans l’obligation de marcher vers la capitale afin d’aider leur patrie. Seulement, cette invasion cache quelque chose de bien plus dramatique...
Ouverture
Trois modes de difficulté sont à votre disposition au début : facile, normal et difficile. Ils concernent respectivement les joueurs non-initiés à la série (et qui auront besoin de conseils), ceux qui ont déjà joué à différents épisodes, et enfin, aux amateurs de défis. Ensuite, vous devez faire le choix entre un mode aléatoire ou fixe concernant l’évolution de vos futures unités. Comme dans tout RPG, les personnages de Fire Emblem verront leurs caractéristiques augmenter au fil des combats, que ce soit la force ou la défense par exemple... A vous de choisir ce qui vous semble le mieux. Le jeu est découpé en chapitres. Ils correspondent en général à vos différents combats contre l’ennemi. Vous avez accès à de gros points de sauvegarde chaque fois qu’un chapitre est clôturé.
Gameplay
Les champs de bataille se présentent tous de la même manière : le sol est quadrillé et chaque unité utilise une case sur le terrain. Le combat se déroule au tour par tour : vos personnages commencent leurs déplacements puis vient le tour des ennemis. Le but à atteindre peut changer d’une bataille à l’autre. Parfois, il faut décimer les ennemis, détruire le boss ou prendre une place (trône, entrée de forteresse...). C’est un jeu de rôles mais aussi de stratégie, ils vous faut donc réfléchir avant de vous lancer tête baissée dans une action.
Chaque personnage a une zone de déplacement limitée. On le voit clairement lorsqu’on sélectionne une unité : la zone se colore en bleu pour le déplacement, les cases orangées représentent, quant à elles, le champ d’attaque. Des obstacles peuvent obstruer votre parcours et le rallonger (buissons, maisons, montagnes...). Lorsque vous sélectionnez un de vos personnages, un menu s’affiche ; il représente les actions que vous pouvez effectuer. Il vous est parfois possible de « visiter » une maison et d’y récupérer un objet rare, d’ouvrir une « porte » ou un « coffre », mais également de « parler » à une unité ennemie et faire en sorte qu’elle rejoigne vos rangs. Certaines commandes sont spécifiques à certains personnages : le voleur peut « voler » (logique) des objets aux adversaires par exemple. Ensuite, en fonction des techniques assignées aux personnages, vous découvrirez de nouvelles commandes.
Classes et races
Chaque unité acquiert de l’expérience pendant un combat (il faut qu’elle attaque ou se fasse attaquer). Arrivé à 100 points d’expérience, le personnage passe au niveau supérieur. A ce moment-là, il gagne (ou non, mais c’est rare) des points qui ont pour but d’améliorer ses statistiques. Dans les précédents opus, chaque personnage appartenait à une classe précise, comme rôdeur, cavalier lancier, prêtre ou encore combattant. C’est toujours le cas, tout comme il est possible de passer à la classe supérieure une fois que le personnage atteint le niveau 21 ou lorsqu’on a recourt à un objet spécial : les « magisters », par exemple, s’utilisent sur n’importe quelle unité alors que certains objets ne peuvent agir que sur certaines classes. Au moment de passer le niveau supérieur, le joueur peut choisir entre deux nouvelles classes. Des points sont distribués en nombre et améliorent sérieusement vos statistiques. Vous pouvez de nouveau atteindre le niveau maximal mais sans changer de nouvelle classe bien entendu (on ne peut le faire qu’une seule fois).
Une nouveauté intéressante fait son apparition : celle d’y retrouver plusieurs races. On ne dirigeait que des humains auparavant (sauf erreur de ma part), alors qu’ici on peut guider des Laguz... ou hommes-animaux si vous préférez. Les Laguz sont partagés entre différentes espèces. On retrouve les hommes-oiseaux des peuples corbeaux, hérons ou encore faucons. On dirige également des hommes-tigres, chats et même dragons ! Leur apparence peut être sous forme humaine avec quelques propriétés en plus en accord avec leur race (certains ont des ailes et d’autres une queue). Ces personnages ne peuvent attaquer que lorsqu’ils ont leur forme animale. Pour cela, il faut attendre qu’une jauge se remplisse en combat afin qu’ils effectuent leur transformation. De rares objets leur permettent aussi de prendre une forme animale quand vous le souhaitez, d’autres s’équipent et accordent une transformation permanente au personnage.
Base
Rapidement, vous accédez à la base qui se caractérise par un menu. D’ici, vous pouvez sauvegarder, ajouter de l’expérience et même changer de niveau pour les personnages choisis, et leur appliquer de nouvelles techniques. L’expérience s’accumule après chaque combat et vous avez la possibilité de la distribuer à qui vous le voulez. Les techniques se ramassent dans des coffres ou sur le corps des ennemis vaincus. Elles ne s’assignent pas n’importe comment. Chaque personnage possède une certaine capacité. Si l’un a 0/20 c’est qu’on peut lui appliquer plusieurs techniques. Un fois qu’il a atteint 20/20, on ne peut plus rien lui attribuer. Si jamais vous décidez de retirer une technique, elle sera supprimée pour toujours, il sera impossible de la réappliquer. D’autres techniques sont spécifiques à l’unité en question, et là, il est impossible de les supprimer.
Caractéristiques
Tous les personnages que vous dirigez n’utilisent pas forcément les mêmes armes, cela vient de la classe à laquelle ils appartiennent. Un archer n’utilisera que des arcs à la base. Un combattant manie la hache alors qu’un rôdeur tel que Ike ne peut manipuler que l’épée. Comme dans tous les Fire Emblem, il vous faut connaître le triangle des armes qui veut que l’épée surpasse la hache, qui elle-même surpasse la lance, qui enfin domine l’épée. Ca facilite les duels contre les ennemis. N’oublions pas l’utilisation de la magie. Les prêtres peuvent utiliser les bâtons de soin tandis que les mages lancent des sorts de feu, vent ou foudre. Il ne faut surtout pas mésestimer ces unités qui peuvent devenir très puissantes au cours du jeu. A savoir aussi qu’il faut en général se placer sur une case adjacente pour attaquer un ennemi sauf exception faite des archers qui peuvent (et doivent) se décaler d’une case pour tirer (cela peut même aller jusqu’à deux cases lorsqu’ils sont équipés d’un arc long). En contrepartie, ces archers ont un point faible : ils ne peuvent pas contre-attaquer si l’unité ennemie frappe d’une case adjacente. Les mages ont aussi le pouvoir d’attaquer de plus loin mais eux peuvent riposter d’une case adjacente, ce qui leur donne un bel avantage. Bien entendu, les lanciers peuvent aussi attaquer de loin s’ils ont l’arme appropriée comme un épieu par exemple, de même qu’un personnage manipulant la hache s’équipant d’une bipenne.
Autre chose, vérifiez bien avant chaque duel les caractéristiques qui apparaîssent à l’écran. Vous pouvez voir si votre taux de critique est elevé ou non, de même que celui de l’adversaire. Idem pour la force de frappe, le taux de précision, etc. Vous pouvez déjà savoir, en fonction de ces valeurs, si vous remporterez le combat. Un taux de critique élevé vous permettra peut-être d’asséner un coup spécial contre l’ennemi et le terrasser d’un coup. Les armes sont forgées dans différents matériaux comme le fer ou l’argent. Plus le matériau est noble, plus l’arme est efficace. Certaines armes comme le fer ou la lance létale ont un taux de critique très élevé. Voyez les caractérisques de chaque arme et pensez stratégie surtout !
Apparence
On nous a montré de bien belles images avant la sortie du jeu sur Gamecube, quasiment toutes issues de petites cinématiques. Dommage car cela n’était pas vraiment représentatif du jeu. La 3D temps réel est sympathique mais reste simplette. On regrette qu’il n’y ait pas eu plus de travail fourni à ce niveau. Il est vrai que le but n’est pas de montrer des effets spéciaux à foison mais tout de même... Le jeu aurait mérité un peu plus d’égard, et surtout au niveau des animations des chevaux... Les musiques quant à elles sont vraiment sublimes ! Certains thèmes comme celui du roi Caineghis donnent du contenu aux personnages. Les émotions sont parfaitement transmises aux joueurs grâce à ces compositions.



















