Faites votre trou !

Qui aurait pu croire que Mr Driller pouvait avoir une demi-soeur cachée ? Pas si étonnant que ça après tout quand il est question des multiples relations amoureuses qui lient Nintendo aux différents éditeurs. Ainsi, après avoir donné naissance à un petit Mr Driller avec Namco en 2000, voici arriver une bien jolie Jill de Drill Dozer, fruit de l’alliance avec Game Freak (déjà papa de centaines de pokémons !). Avec deux pères différents, nous pouvons êtres certains que le gène de la pioche (autrement appelé talpae genos) revient à la famille Nintendo.

Se creuser les méninges ?

Drill Dozer, comment ça marche ? Et bien, c’est très simple. Comme son nom l’indique, "Drill Dozer", est composé de deux mots. Le premier signifie "perceuse/fraise", tandis que le second correspond à "bulldozer" (contrairement à ce que la prononciation aurait pu rapporter à un quelconque shaker. Mais rendez-vous bien compte qu’il est très difficile de creuser quoi que ce soit avec un shaker, ni de créer quoi que ce soit qui puisse creuser efficacement avec une perceuse et un shaker !). La réunion de ce deux mots n’est pas anodine (et vous noterez le travail impressionnant de l’équipe qui a su faire le rapprochement ente le contenu du jeu et son titre !), puisqu’elle signifierait alors "bulldozer foreur". Cette révélation est d’autant plus incroyable que le Drill Dozer en question n’est autre que l’outil de travail de notre petite héroïne. Armure qui lui permet de se déplacer sans encombre et de se jouer des obstacles, notre petite Jill excelle dans l’art de faire abstraction de tous les obstacles. Mais quel genre de métier est-ce donc là ? Une entreprise de démolission ? Une société de déménagement ? Un organisme des eaux de la ville ? Non, cambrioleuse, tout simplement. Après tout, pourquoi faire dans la finesse quand il est possible de faire autrement ?

Le Drill Dozer, comment ça marche ? Et bien, c’est très simple. Il dispose de deux énormes foreuses au bout de chaque bras qui lui permettent de s’ouvrir de nombreux passages, mais aussi d’exploiter certains mécanismes. La vitesse et le temps de rotation des vrilles dépend de trois disques distincts. Débutant tous les niveaux avec un seul d’entre eux (au premier échelon donc), il est impératif de trouver les deux autres pour gagner en puissance et pouvoir terminer la mission. Car, en effet, certains obstacles ne cèdent qu’à partir d’un certain niveau d’amélioration. De plus, en récupérant des objets spécifiques, l’engin est capable de devenir un redoutable sous-marin ou bien encore un VVNI (Véhicule Volant Non Identifié). De multiples fonctions qui rendent bien évidemment l’aventure d’autant plus variée et intéressante.

Une galerie de plaisir

A ce propos, elle débute alors que Jill vient tout juste de prendre le contrôle de l’organisation de père, Big Boss Doug (un PPD enrhumé en quelque sorte !). Ce dernier est immobilisé suite à l’attaque des Skullkers qui en ont profité pour dérober leur rubis, unique objet légué par la mère de Jill à sa mort. Aidée de deux acolytes, la fillette se lance donc à la poursuite des voleurs de voleurs. De par le scénario, le jeu n’a définitivement rien à voir avec Mr Driller (oui, c’était une blague introductive après tout...). Il s’agit de plate-forme en 2D qui vous promènera de niveaux en niveaux dans des environnements différents (entrepôt, musée, ruines, etc.).

Le jeu tire formidablement parti de l’ensemble de ce qu’il propose. Vous suivez l’histoire de cette poursuite en découvrant petit à petit toutes les possibilités de votre Drill Dozer. Sur terre, dans les airs ou sous l’eau, rien ne vous sera inaccessible. Ne vous servant pas uniquement à creuser, il sera aussi un formidable atout pour déclencher certains mécanismes comme ouvrir des portes grâce à une turbine, saisir les codes d’un coffre-fort géant, se projeter par l’intermédiaire d’un bloc de caoutchouc, repousser certains tirs et bien d’autres solutions encore aux problèmes qui se poseront sur votre route. Malgré l’éventail des possibilités relativement large, la maniabilité ne s’en ressent absolument pas, car elle demeure toujours très simple et immédiate. Vos ennemis seront nombreux (le plus redoutable d’entre eux étant le chef des Skullkers, Croug) et vous devrez souvent affronter des boss de plus en plus imposants, mais possédant tous une faille fatale. D’ailleurs, à l’image de leur difficulté d’approche, le jeu s’avère relativement trop facile, ce qui nuit par conséquent gravement à la durée de vie. En même temps, il vous faudra refaire au moins deux fois chaque niveau pour réussir à obtenir tous les trésors qui sont dissimulés et que vous ne pouvez pas atteindre lors du premier passage. Pour cela, vous devrez acquérir un équipement spécial, uniquement disponible dans un magasin, à un prix spécifique que vous devrez payer grâce aux jetons récoltés en jeu. Vous aurez accès à quelques jauges de vie suppplémentaires, des foreuses plus performantes pour venir à bout des différents bloc de métal du jeu, etc.

Au final, Drill Dozer pourrait se voir accorder le statut de jeu mignon de par sont accessibilité, son extrême facilité et sa durée de vie relative. Ceci dit, l’ensemble est formidablement servi par l’aspect graphique et le gameplay qui innovent et surprennent aussi bien qu’ils attirent et hypnotisent. Les bons jeux sont de toute façon toujours trop courts pour ceux qui les apprécient. Disponible depuis le 4 février aux Etats-Unis (version d’ailleurs testée), armez-vous de patience jusqu’au 26 mai pour pouvoir en profiter en Europe.

De la plate-forme sans prétention (mais diablement efficace) comme savent l’apprécier de nombreux amateurs du genre, Drill Dozer est un petit bijou qui saura combler allègrement vos moment de détente. Son extrême accessibilité se répercute forcément sur la durée de vie, mais l’aventure possède ce charme qui vous ne fera rien regretter.

Drill Dozer GBA
EditeurNintendo
DéveloppeurGame Freak
WebSite Officiel
Pegi3+
2 commentaires
  • #1348 > Faites votre trou !

    7 mars 2006 13:20, par Olivier Samson
    Merci ! ^^
  • #1336 Bravo

    6 mars 2006 19:47, par Fafé
    Bravo Gounta, joli test ;) Quand au jeu, il m’a l’air bien original (normal, c’est du Nintendo)
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