F-Zero GX (GC) : Extase, vous avez dit Extase ?

On a longtemps accusé le Gamecube de posséder une ludothèque infantile, naïve, pleutre, et j’en passe. A l’heure où il a fallu attendre Resident Evil 4 pour changer la donne et encore - il me paraît important de vous parler du soft le plus rapide, le plus esthétisant, le plus impressionnant de la console : F-Zero GX.

On aurait dit qu’on était des VAISSEAUX !

La saga F-zero existe depuis 1992, année où elle a vu le jour sur Super Nintendo. Premier jeu en simili 3D (et on écrase une larme en pensant « Mode7 »), le soft impressionnait par sa rapidité dantesque, sa débauche d’effets spéciaux, et ses musiques inoubliables. Le dernier opus salon en date, Monsieur GX donc, possède les mêmes qualités mais bien plus encore. Si les vaisseaux (customisables pièce par pièce) sont pauvrement modélisés, la qualité extraordinaire des environnements, les effets spéciaux, le nombre d’adversaires à l’écran (30) et la fluidité de l’animation offrent au soft une qualité technique impressionnante. La nuit enveloppe, le tonnerre gronde, les moteurs hurlent, et les vaisseaux se jettent les uns sur les autres, sans que jamais l’on ne trouve l’action confuse. Le jeu est tellement esthétisant que chaque course est un tableau, ode à la vitesse et à la brutalité. L’ambiance sonore n’est pas en reste, avec ses compositions travaillées, ses bruitages galvanisants et, plus que jamais, l’envie de mettre le son à fond pour s’immerger au fin fond du cockpit de notre bien-aimé vaisseau. Mais que vaut une ambiance sans le gameplay qui va avec ? Rien. Et ici ?

L’adrénaline, meilleure amie de l’Homme.

Nous faisons ici face à un jeu doté d’une maniabilité parfaite, diabolique de précision. Et pourtant ce n’est qu’un détail. La vraie force du soft tient en deux mots : ‘‘Level Design’’. En effet, les track designers de chez Amusement Vision (déjà responsables de Monkey ball) se sont admirablement lâchés pour nous pondre des circuits dans le ton de F-Zero X (N64), mais en multipliant toutes leurs extravagances par vingt. Loopings, Half-Pipes, circuits séparés en trois, on en viendrait presque à tenter des figures. Si on ajoute à cela une vitesse décoiffante (et je sais de quoi je parle), la possibilité de détruire ses adversaires (plus que conseillé dans les plus hauts niveaux de difficulté), la musique péchue, la brutalité, la beauté des courses, on obtient un soft qui rafle le prix de la meilleure ambiance dans un jeu de course, prix auparavant détenu par Ridge Racer Type 4. Mais au-delà de cette ambiance électrique, il y a un autre élément clé du gameplay : le turbo. Intelligent et stratégique, vous pourrez l’utiliser à partir du second tour, mais son utilisation coûtera la vie de votre vaisseau, petit à petit. Et quand bien même vous pouvez recharger vos batteries à certains endroits des circuits, il faudra faire très attention à ne pas l’utiliser abusivement. Stratégique, qu’on vous dit.

Profusion Stellaire.

Niveau contenu, c’est la panacée. Mode mission ardue, customisation ultra complète des vaisseaux, championnats que l’on n’arrête pas de débloquer, c’est un régal. La difficulté se place pile entre les casual-gamers et leurs cousins hardcore. Les premiers referont sans cesse les championnats du début, tandis que les hardcore-gamers peaufineront leurs stratégies pour finir premier de chaque course. Agressif, funky, enlevé, F-Zero GX est tout ça. Et aussi le plaisir d’écraser un adversaire contre une rambarde à 1700km/h un soir de pluie. Amen.

FZero-GX GameCube
DéveloppeurAmusement Vision
EditeurNintendo
Web (japonais/anglais)F-Zero GX
Pegi3+
aucun commentaire
Poster un commentaire
Un message, un commentaire ?

(Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.)

Lien hypertexte (optionnel)

(Si votre message se réfère à un article publié sur le Web, ou à une page fournissant plus d'informations, vous pouvez indiquer ci-après le titre de la page et son adresse.)

Qui êtes-vous ? (optionnel)


captcha

Mea Culpa, j’ai laissé passé Soul Bubbles ...

Jeudi dernier, je reçois dans ma boite aux lettres un petit paquet. J’ouvre ... Un jeu DS accompagné d’un petit mot : "Sandrine, j’aimerai que tu joues à ce jeu, je suis sur qu’il va te plaire, n’hésites pas à me dire ce que tu en penses" ... Oui ... (...)

Lire la suite...

Les femmes aiment l’argent !

Aviez-vous remarqué, les femmes adorent jouer sur leur Nintendo DS. Bon Ok, ça, ce n’est pas un scoop, et les fabricants d’accessoires le savent pourtant eux aussi depuis longtemps. Mais quand vous cherchez une protection pour votre console, le (...)

Lire la suite...

Nikopol, quand Bilal s’adapte en Jeu Vidéo

Après le cinéma, l’univers si particulier des bandes dessinées d’Enki Bilal est pour la première fois adapté en jeu vidéo. "Nikopol : La Foire aux Immortels" est une libre interprétation du premier tome de la trilogie "Nikopol". "Le jeu est un outil (...)

Lire la suite...

TAGS