[Exclu Web] Les papas de Cooking Mama répondent à nos questions

La semaine dernière, nous avons la grande chance de rencontrer en exclusivité pour le web, grâce à 505 Games, les "papas" de Cooking Mama (un peu notre jeu chouchou ici comme vous le savez). Ils nous dévoilent quelques anecdotes sur les deux derniers jeux de la licence : Cooking Mama 4 3DS & Cooking Mama World Club Aventure.

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  • GamonGirls : Nous sommes très contentes de vous rencontrer, car sur GamonGirls, Cooking Mama est l’une de nos stars.

M. Takeshi Nagashima : Merci !

  • Alors nous sommes impatientes, quelles sont les grandes nouveautés de Cooking Mama 4 ?

La première nouveauté est l’intégration de la 3D. Les jeux paraissent d’abord en 2 dimensions, mais en fonction des actions, on va voir des éléments sortir de l’écran, pour créer un effet de surprise.

Tous les jeux ont été pensés pour être jouables au stylet mais on a aussi inclus toutes les nouvelles interfaces qui étaient permises avec la 3DS, notamment le slidepad ou encore le gyroscope et puis les boutons sur les tranches, qui n’étaient pas forcément utilisés avant. Tous les minis jeux se jouent de différentes manières en fonction de l’interface qu’on va utiliser. Cela provoque des sensations différentes.

Enfin, il y a des tas de petits secrets. Par exemple, quand on cuit des spaghettis, avec le stylet, on va bien remuer dans la casserole.
Et quand on passe le plat à la poêle, à des petits endroits, des éléments à l’écran vont donner des indices. Et si les enfants arrivent à comprendre à quoi cela correspond, ils vont se rendre compte qu’on peut aussi tourner avec le gyroscope, comme une poêle, et cuisiner les spaghettis de cette façon.

  • Et là une fois de plus avez-vous adapté les recettes aux différents univers culinaires ?

Le premier épisode était vraiment centré sur la cuisine japonaise. Et malgré tout, il s’est très bien vendu. On a été très surpris. A partir des épisodes suivants, on a fait en sorte de travailler et d’implémanter toutes sortes de recettes en ayant conscience des pays dans lesquels cela allait être vendu.

  • Ce nouveau Cooking Mama 4 intègre-t-il de nouvelles recettes ?

Il y a toujours quelques recettes qui plaisent vraiment à tous les enfants, donc il fallait les remettre, pour ceux qui n’ont pas connu le premier épisode. Sinon il y a beaucoup de nouvelles recettes.
Tous les concepts de minis-jeux ont été repensés pour les nouvelles interfaces. Ce sont donc de nouvelles façons de jouer. Même ceux qui ont essayer les premiers épisodes vont jouer de façon différente.

  • Faites-vous appel à des professionnels pour élaborer les différentes recettes ?

Pas du tout non. En fait on a tous réfléchi à des recettes qui pouvaient plaire. On a aussi demandé l’avis à Majesco, pour les Etats-Unis, ou à 505 Games, pour l’Europe, sur les recettes qui pouvaient plaire aux enfants. Sur les 300, nous en avons gardé 120, qu’on a transformé en minis-jeux, pour voir si c’était amusant. Et dans ces 120, on a gardé les 60 meilleurs.

  • Une anecdote, l’autre jour je cuisinais avec ma fille et je lui ai demandé de couper des légumes. Et elle m’a dit "c’est comme dans Cooking Mama".

J’ai eu l’idée de créer Cooking Mama en regardant mes deux petites filles (j’ai aussi un garçon). On a souvent, du moins chez nous, l’idée de la maman qui reste à la maison, pour cuisiner et faire toutes les tâches ménagères. Et les enfants ne se rendent pas forcément compte que c’est terrible, que c’est difficile, que c’est long. Les papas sont souvent dans une société, à travailler au bureau. On voulait que les enfants puissent reproduire et voir que ce que fais la maman n’est pas évident et que ça demande du temps.

On voulait leur faire comprendre que c’est un investissement, que ça prend du temps mais qu’on peut aussi prendre du plaisir.

On voulait étendre le nombre d’activités au plus large possible, parce que les petites filles ont pour modèle leur maman, et elles veulent faire la même chose, elles veulent aider, donner un coup de main. Mais on ne peut pas tout leur confier, parce que ça peut être dangereux, trop compliqué. On leur donne la possibilité de s’expérimenter, d’abord avec un jeu vidéo et une interface très facile. Et c’est ensuite pour elle un moyen d’échange, de communication avec leur maman.

  • En France, le jeu est assez positionné pour les enfants et nous, on s’aperçoit que beaucoup de femmes adultes y jouent beaucoup, et sont accros à la bouille de Mama. Au Japon, est-ce un jeu pour enfant ou aussi un jeu pour adulte.

Je pense que c’est la même chose au Japon. Les mamans achètent le jeu pour leurs filles, en se disant "ça va leur faire plaisir", et puis elles se rendent compte, en regardant par dessus l’épaule, que c’est rigolo et elles se prennent au jeu. On reçoit souvent des mails de mamans qui disent qu’elles jouent aux mini-jeux avec leurs petites filles et qu’elles se font des concours entre elles pour savoir laquelle est la meilleure.

  • Nous nous sommes aussi aperçues que Cooking Mama a amené des femmes, qui se disaient non joueuses, au jeu vidéo. Parce que justement c’est ludique, sympathique, facile à prendre en main.

Pour nous c’est un grand bonheur de savoir que Mama plait autant dans tous les pays où elle est disponible

  • Est-ce que le jeu marche mieux dans certains pays ?

Le jeu a beaucoup de succès partout où il est disponible. Il marche d’ailleurs mieux aux Etats-Unis et en Europe qu’au Japon. En Europe, c’est surtout l’Angleterre, l’Italie, la France, l’Espagne et l’Allemagne.

  • Et quel est votre rôle au sein du studio ? Participez-vous à la création ?

Dans la plupart des studios de développement japonais, chacun a un rôle bien défini ; un graphiste, un programmeur...
Mais Cooking Mama est un jeu réalisé en commun, de façon assez fusionnelle. Le développement commence par un brainstorming : tous les membres du studios vont tous imaginer et amener leur lot d’idées pour créer des recettes.
Et même en cours de développement du jeu, tout le monde a son mot à dire. On est tous sur le même pied d’égalité, il n’y a pas de rôle prédéfini. C’est vraiment un jeu qui est développé en commun, on participe tous à toutes les tâches.

  • Et est-ce que certains ne faisaient pas du tout de cuisine et ça leur a donné envie ?

Quand on veut développer des minis-jeux, on a besoin, pour se représenter les sensations, de les reproduire.
Au rez-de-chaussée, on a plein de matériel de cuisine, on a pas mal de livres de cuisine, du matériel aussi (des planches à découper, des couteaux, tous les ingrédients...) et on fait de la cuisine. A partir de là beaucoup de personnes se sont prises au jeu. Ils ont tous progressé ça c’est sûr !
C’est parfois difficile car certains veulent inventer des recettes, et parfois ils nous font essayer et ce n’est pas terrible !

  • Est-ce qu’il y a des femmes dans votre studio qui travaillent sur Cooking Mama ?

Oui il y a deux femmes. Elles sont toutes les deux graphistes. La première est maman et la deuxième est encore célibataire.

  • Combien êtes-vous dans les studios ?

16 personnes. On préfère rester dans des proportions restreintes. Ca reste un jeu humain, où la communication passe vraiment bien, tout le monde partage et participe à l’élaboration.

  • Selon vous, quel jeu, quelle activité (cuisine, jardinage, baby-sitting) préfère les joueuses ?

En terme d’estime, il est clair que les gens préfèrent la cuisine. C’est avec ça qu’on a lancé la série. On se rend compte aussi que les premiers épisodes, 1 et 2, continuent de se vendre tous les mois, ça grimpe petit à petit. Les autres titres, plus récents, font leur bonhomme de chemin.
Même si le coeur de la licence reste la cuisine, les autres séries ont aussi un bon succès et ça marche plutôt bien

  • Est-ce que vous êtes satisfaits de l’évolution de la franchise ? Aviez-vous prévu ça au départ ?

On ne s’attendait vraiment pas du tout au succès du jeu. Si aujourd’hui, ça peut paraître incroyable, à l’époque où c’est sorti, on ne croyait pas du tout au succès de Cooking Mama. L’éditeur, Taïto, en avait commercialisé 2 600 exemplaires seulement. Et on s’est rendu compte que c’est parti très vite. Il n’y avait aucun budget marketing et pourtant les 2 600 sont partis extrêmement vite. On a retrouvé des exemplaires qui s’échangeaient à 15 000 yens (soit trois fois le prix) sur eBay, Amazon. Donc ils en ont refait 6 000, qui sont partis aussi vite. Puis 8 000, 12 000, et ça a augmenté comme ça de façon exponentielle. _ Et ils se sont donc dis, pourquoi pas le commercialiser à l’étranger ? Et le jeu est sorti malgré des recettes uniquement japonaises. Que ça se vende encore mieux aux Etats-Unis qu’au Japon, c’était un vrai miracle pour nous. On est les premiers surpris de ce succès.

  • Peut-on trouver au Japon des produits dérivés Cooking Mama ?

Il n’y a pas de goodies particuliers Cooking Mama. Mais depuis le mois d’août, il y a un magazine, distribué mensuellement à 800 000 exemplaires, qui publie un manga dédié à Cooking Mama. Tous les mois, on retrouve un nouvel épisode. On découvre Cooking Mama et sa petite fille, mais il y a bien sûr de nouveaux personnages. Ensemble elles vivent plein d’aventures et réalisent beaucoup de choses. Et à la fin, on retrouve une véritable recette de cuisine.

  • Un deuxième jeu Cooking Mama sort ces jours-ci en France : Cooking Mama World Club Aventure. Ce sont encore des minis-jeux à la Cooking Mama ?

Mama et sa petite famille (le papa et ses enfants, des jumeaux) partent faire du camping. Ils se retrouvent sur une île et les enfants vont découvrir plein de nouvelles choses. Ils vont devoir rejoindre papa et maman à l’autre bout de la carte. Mais le chemin est bien sûr semé de minis-jeux. Ceux-ci sont un peu plus tournés vers l’action. Ce sont des minis-jeux éducatifs, pour apprendre à fabriquer des choses, comprendre comment se font certains trucs...

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Voilà ! Et nous étions comme des gamines quand nous avons eu le droit à NOTRE Cooking Mama dessinée.

La petite rousse a encore une belle vie devant elle, et nous qui avons la chance de pouvoir jouer en ce moment aux deux nouveautés (nous vous en reparlerons), nous pouvons vous dire qu’elle se bonifie en vieillissant (comme nous toutes, hein !).

     
 

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