26/02/2016

[#Dijon] Maison des Cariatides : le talent n’attend pas

À seulement 23 ans, Angelo Ferrigno est devenu le plus jeune chef étoilé de la promotion Michelin 2016. Et le restaurant de ce petit génie se trouve être à Dijon, chanceuse n’est-ce pas ?

À la Maison des Cariatides, on oublie vite tous les clichés que l’on peut avoir sur les restaurants étoilés : ici pas de nappe blanche sur les tables, pas de serveurs guindés et pédants ou 36 couverts autour de l’assiette laissant perplexe.

Non, ici l’ambiance est brute et résolument moderne. Du bois et de la pierre apparente, des sièges confortables, des serveurs jeunes et bien sapés, Stan Smith aux pieds... On se sent immédiatement à l’aise.
Pas de prise de tête non plus en cuisine, la jeune équipe propose une cuisine du marché, au gré des envies et des trouvailles du chef. La carte est on ne peut plus simple : un menu unique pour tous.
Ne vous attendez pas à retrouver la Bourgogne dans votre assiette, l’inspiration du chef est tout autre. Pas d’escargots, ni de gougère ou de cassis (Alleluia !).

Ce soir-là, nous avons donc entamé le dîner avec des huîtres au consommé de bœuf

Cuisses de grenouilles

Poireau, pied de cochon et truffe noire
Une très bonne entrée en matière

Langoustine, navet et bouillon de poule

Bar de ligne, chou frisé et anguille fumée
Ne vous fiez pas à l’intitulé, ce plat est une magnifique réussite : un poisson cuit à la perfection et un goût de fumé qui vient le relever

Longe de veau, blette et ail noir
Aïe ! Sans doute le meilleur plat de la soirée. J’ai tout simplement adoré la sauce et l’ail noir, et surtout, la purée aérienne au beurre qui l’accompagnait

Crème glacée de potimarron, crème de marron, mandarine, meringue légère vanillée
Je ne pensais pas aimer autant ! La crème de marron est une tuerie et la glace au potimarron est très belle surprise. Et cette meringue... J’en redemande !

Chocolats, caramel beurre salé et cacao
Il faut aimer le chocolat, car chaque bouchée est un concentré de chocolat sous différente texture

Mignardise : un Saint-Honoré
À la fin du repas, l’un des serveurs est passé à chaque table pour présenter la mignardise qui nous sera servie, une tranche de ce magnifique Saint-Honoré. Appétissant !

J’ai apprécié chaque plat proposé mais j’ai trouvé que le repas montait peu à peu en puissance. Le bar de ligne était très bon, mais la longe de veau était encore meilleure !! On s’est vraiment régalé avec ce plat de gourmand et généreux à souhait. Et nous avons finit en beauté, avec deux notes sucrées absolument parfaites.

La cuisine d’Angelo Ferrigno est simple mais efficace : 2 ou 3 saveurs par plat, pas plus. On ne se perd ainsi pas dans les goûts et les ingrédients, et cela permet d’apprécier chaque instant de la dégustation. Cette cuisine a beau être d’un nouveau genre, je peux vous assurer une chose, on ne ressort pas avec la faim !

Le soir, le menu unique 7 plats est proposé à 58 euros.

     
 

  commentaire(s)

 Rechercher

 @SandrineCamus