Bayonetta (Xbox 360)

Avant de le tester, et d’après ce que j’avais lu et entendu, Bayonetta était pour moi un jeu tout droit sorti d’un fantasme masculin : une pulpeuse « petite » brune, avec des lunettes façon secrétaire, vraiment aguichante et habillée en cuir, combat des ennemis en petite tenue et parfois dans le plus simple appareil… La comparaison avec Lara Croft revient d’ailleurs très souvent. Apparemment, peu de femmes ont marqué le monde des jeux vidéo, à part celles en tenue moulante et joliment dotée par la nature. Ah ces hommes… Alors autant la vision pulpeuse de Lara Croft ne m’a jamais dérangé, autant là je commence à me poser quelques questions. Alors, qu’est-ce que ça donne ce Bayonetta ?

Et bien la première fois que j’ai essayé le jeu, il m’a laissé une impression plutôt mitigée : il est très difficile de rentrer dans l’histoire, même après plusieurs heures de jeu, la caméra est laborieuse et le jeu mêle une ambiance japonaise et en même temps très américaine, bourrée d’effets. Le charme de la combattante n’a donc pas tout de suite agit sur moi. Mais je suis ai laissé une chance !

Et en relançant le jeu, une deuxième fois, une troisième fois, une quatriè…, mon ressenti est toujours le même ! Le scénario n’est pas très intéressant, voir inexistant et c’est bien dommage. Mais de ce côté là les développeurs nous avaient prévenus… Soit ! Ensuite, en changeant quelques options, je suis arrivée à maitriser à peu près la caméra. Ouf, car les débuts sont vraiment laborieux et on s’y perd.

Les phases de combat sont elles très réussites : c’est fluide, très fluide même et très rythmé. Les monstres arrivent de partout et nous attaquent en même temps. On ne sait plus où donner de la tête. Les boss sont eux très nombreux et d’une carrure impressionnante. Heureusement pour nous, Bayonetta dispose d’un impressionnant arsenal, et ce dès le début. La demoiselle possède, à chaque extrémité, pied et main, un gun qui lui permet de mitrailler autant que possible les monstres. C’est bien fendard et ça canarde de tous les côtés.

La belle combat aussi avec ses poings et ses pieds. Cette technique permet d’enchainer les combos à une vitesse hallucinante et d’engranger les points. Moi qui suis d’habitude une vraie quiche pour faire ne serait-ce qu’un combo, là c’est avec plaisir et facilité que je les enclenche. Et ça me plait ! Vous pourrez aussi, au cours de la partie, récupérer les armes de vos ennemis et en acheter ou en acquérir de nouvelles auprès de Rodin, un ami. Les rois de l’esquive ne seront pas déçus non plus : si vous esquivez au dernier moment une attaque, cela déclenche l’Envoutement. Ce pouvoir permet de ralentir le temps et de, pendant ce temps, pilonner vos ennemis ou même marcher sur l’eau. Pendant vos combats, vous engrangerez aussi des points de magie, qui au bout d’un moment, vous permettent de lancer une attaque spéciale. Et vu la puissance de attaques, je n’aimerais pas être à la place des monstres…

L’ambiance du jeu m’a quand à elle un peu déroutée. Nous sommes dans un univers très gothique, très sombre, avec des monstres et des attaques tout droit sortis de l’Enfer. Mais en musique de fond, on va retrouver une musique aux couleurs japonaises, très rythmée, très pop. Les graphismes sont par contre eux sublimes et nous mettent tout de suite dans une ambiance fantastique.

Venons-en enfin à ce qui nous intéresse le plus : Bayonetta. Bayonetta est une jolie fille, assez charismatique et carrément sexy. Ses poses avenantes et son habit de cuir moulant font fondre tous les garçons. Surtout ses attaques, où la demoiselle se retrouve parfois complètement nue. Mais malgré tout cela, je l’ai trouvé un peu plate (pas physiquement c’est sûr…) et parfois vulgaire. Bref, l’héroïne ne m’a pas complètement convaincue. J’aurais aimé qu’elle ai plus de caractère, de charisme.

Bayonetta est dans l’ensemble un bon jeu, et surtout pour ceux qui aiment le style beat’em all. Cette partir du jeu est la meilleure : elle est très bien réalisée, les combats sont fluides, étonnants et surtout très diversifiés et plein de surprises. On s’éclate ! Les graphismes du jeu relèvent aussi le niveau. Mais malheureusement, il manque au jeu un scénario béton et une véritable ambiance pour qu’il devienne une référence. Un deuxième viendra peut-être rectifier le tir ?

Bayonetta Xbox 360, PS3
Editeur Sega
Développeur PlatinumGames
Web Bayonetta
Prix 69,90 €
Pegi 18+
     
 

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